Des classiques et des belles découvertes au salon Le Vin de Mes Amis à la Cartonnerie à Paris le 2 décembre

Ce salon, organisé par Charlotte Senat du domaine éponyme, regroupe une cinquantaine de vignerons qui partagent la même philosophie de travail : une agriculture bio ou biodynamique et des vinifications très peu interventionnistes.

J’ai commencé par regoûter les champagnes de Bertrand Gautherot (http://www.vouette-et-sorbee.com/).
Bertrand reste fidèle à son terroir avec un style puissant et vineux. Les vins sont précis, finement boisés, taillés pour la table.

Ensuite, je me suis arrêté à la table de Gilles Azam du domaine Les Hautes Terres en AOC Limoux.
Dans cette vaste appellation (7800 ha) encore méconnue située au sud de Carcassonne, Gilles Azam produit des vins d’une fraicheur peu courante dans les vignobles méridionaux. Coup de cœur pour son crémant cuvée Joséphine.

En chemin, je fais une halte au domaine Vacheron à Sancerre.
Jean-Laurent et son cousin Jean-Dominique présentent 5 cuvées de blanc et une de rouge. Précision, race, netteté, finesse, voilà les qualificatifs qui me viennent à la bouche pour décrire les vins blancs. L’ensemble est d’un très haut niveau et le choix des cuvées parcellaires, dans un esprit bourguignon, se révèle très judicieux. La cuvée Belle Dame en rouge est de très belle tenue.

Me voilà maintenant chez Catherine et Pierre Breton à Bourgueil en Touraine (http://www.domainebreton.net).
Cela faisait longtemps que je n’avais pas gouté leurs vins. Seuls les rouges étaient présentés. L’ensemble est d’un très bon niveau, des premières cuvées, souples et fruitées, aux grandes cuvées capables de d’affronter le temps avec grâce.

Direction l’Anjou avec les vins de Nicolas Reau (http://nicolas-reau-show.overblog.com/).
Si j’ai moins aimé la légère oxydation de l’Anjou blanc Victoire 2012, j’ai été, une fois encore, séduit par les deux cuvées de rouge qui déclinent le fruit et la structure dans un style net, ouvert, avenant et séveux (cuvée Les Enfants Terribles).

Un saut de puce et je me retrouve à Montlouis chez Lise et Bertrand Jousset (http://www.domaine-jousset.fr/).
Les Montlouis 2012 du domaine Jousset sont tranchants comme des lames de rasoir. Le terroir de Montlouis peut compter sur un interprète de talent. A signaler un blanc de négoce hautement fréquentable : la cuvée Exilé 2012.
Beaucoup de travail, de la passion et de la sincérité, voilà le secret des Jousset.

J’arrive à la table de Dominique Hauvette. Le domaine Hauvette est situé à Saint Rémy de Provence, en plein cœur de l’AOC Baux de Provence.
Comme toujours, les vins font preuve d’une étonnante fraicheur, en particulier les rouges. Dominique Hauvette a acquis un domaine dans le Roussillon avec une belle parcelle de très vieux carignan. Elle présentait son premier millésime 2009 avec la cuvée Prélude. Un beau vin racé et complexe, très prometteur.

Mon étape suivante m’emmène dans le Bordelais, du côté de Fronsac chez Grégoire et Bénédicte Hubau (http://www.moulinpeylabrie.com).
Haut Larriveau et Moulin Pey Labrie, leurs deux propriétés produisent des vins dotés d’un joli fruit et de tanins civilisés. Ce sont de bons ambassadeurs des AOC Fronsac et Canon Fronsac.

Me voici maintenant en Espagne chez Olivier Rivière dans la Rioja.
Olivier Rivière s’est installé là-bas au début des années 2000.
J’avais gouté au Châteaubriand en mai 2013 une cuvée que j’avais beaucoup aimée : Vinas del Cadastro 2009. Le moins que l’on puisse dire est que je n’ai pas été déçu par les autres vins. Des premières cuvées en DOC Rioja issues du négoce aux vins de la DOC Arlanza, j’ai trouvé des vins fins avec un fruité magnifique, sans aucune lourdeur. Ces vins sont aux antipodes de ce que l’on peut déguster habituellement.

Je termine par la Californie et le Domaine de la Côte (http://domainedelacote.com/) dans le comté de Santa Barbara.
J’ai gouté des pinots noirs assez fins, sans le fruité exubérant et lourd que l’on rencontre souvent dans les pinots de Californie. Les vins sont gourmands, assez équilibrés et complexes. Une belle découverte.