Vendanges 2014 au domaine François Crochet



Me voici de retour d’un court séjour dans le Sancerrois au domaine François et Carine Crochet pour les vendanges.

Autant vous le dire tout de suite, la vendange est belle !

Les raisins sont mûrs, équilibrés et la quantité est là. Voilà quelques années que ce n’était pas arrivé.  La météo de 2014 aura mis les nerfs des vignerons à rude épreuve. Après un printemps chaud et sec, l’été s’est révélé particulièrement maussade. Le beau temps du printemps a permis un beau démarrage de la vigne et une floraison homogène, signe annonciateur d’une belle récolte en quantité. Tous les espoirs étaient permis. Las, l’été a douché les espoirs des vignerons avec ses records de précipitation et l’ensoleillement en berne.

En effet ces conditions défavorables ne permettent pas une bonne maturation des raisins. En outre, l’humidité favorise les maladies cryptogamiques qui, si elles ne sont pas maîtrisées, peuvent anéantir la récolte.  L’été que l’on n’espérait plus est enfin arrivé fin août et se prolonge à l’heure où j’écris ces lignes.  Le beau temps sec a permis une bonne maturation des raisins.

Les vendanges vont encore durer une dizaine de jours. Les prévisions météo sont plutôt bonnes pour l’instant. 2014 pourrait être un très beau millésime dans le sancerrois si la pluie ne vient pas tout gâcher d’ici là.  En attendant les pinots noirs que j’ai vu passer entre mes mains sur la table de tri pendant deux jours m’ont fait saliver et le savoir-faire de François Crochet en matière de pinot laisse augurer de belles cuvée.

Il n’y en aura pas pour tout le monde !



Une Journée à Ampuis au Domaine Michel et Stéphane Ogier

Il y a quelques mois, Stéphane Ogier a acquis des vignes sur la côte brune, dans la parcelle de Montmain. C’est un très beau terroir de micaschiste orienté plein sud. Il y avait une présentation de cette nouvelle cuvée au domaine à Ampuis. Ce fut aussi l’occasion de voir le nouveau chai en cours de construction.

 

Nous avons commencé la journée par une dégustation des vins du domaine.

Le viognier de Rosine 2012 est un joli blanc floral souple et très avenant. C’est une expression très fidèle du cépage. Le Condrieu 2012 qui suivait permettait de constater l’importance du terroir. En effet, le viognier devient plus dense, charnu et complexe, tandis que sa longue finale fraîche lui apporte l’équilibre. Après les blancs, vint le temps des rouges avec, pour commencer, la Rosine rouge 2012. Au même titre que la Rosine blanc exprime son cépage, la Rosine rouge constitue une expression précise de la syrah.

Nous avons ensuite dégusté le vin de Seyssuel, la cuvée L’Âme Sœur 2011. Ce terroir en pleine renaissance donne des vins séveux, fins et épicés. Situés au nord de Vienne sur la rive gauche du Rhône, ces vins, réputés depuis les Romains avaient disparu après la crise du phylloxéra à la fin du XIXe siècle. La renaissance des vins de Seyssuel est due, entre autre, à l’obstination du trio François Villard, Pierre Gaillard et Yves Cuilleron de replanter des vignes à cet endroit.

C’est le tour du Côte Rôtie de se montrer. Issu d’un assemblage de parcelles de la côte blonde et de la côte brune, ce Côte Rôtie est le porte étendard du domaine. Le style de Stéphane se retrouve dans ce vin digeste et fin.

Pour terminer, un échantillon de la cuvée parcellaire Montmain 2013 fut servi. Tiré du fut, le vin venait de terminer sa fermentation malolactique (désacidification naturelle du vin par la dégradation de l’acide malique en acide lactique) ce qui le rendait peu engageant sur le plan aromatique. C’est la texture, l’équilibre du vin qui nous intéresse. Montmain se présente particulièrement bien avec un bel équilibre et une matière dense, fine, assez élégante.

Lors du déjeuner, nous avons dégusté une Rosine rouge 2005 en magnum. Cette « simple » syrah en vin de pays en a surpris plus d’un par sa fraîcheur et sa tenue après quasiment 10 ans de bouteille. Je regrette d’avoir terminé mes dernières bouteilles il y a un an ! Ensuite l’Âme Sœur 2009, toujours en magnum, nous a été servie. Presque épanouie, expressive, élégante, cette cuvée est la preuve du bien-fondé de vouloir ressusciter ce très beau terroir de Seyssuel. Ce fût au tour du Côte Rôtie 2004. Ce millésime injustement sous-estimé révèle ses qualités de finesse avec 10 années de vieillissement. Racé, fin, intense, soyeux, voici un très joli vin. Enfin nous avons dégusté Lancement et Belle Hélène 2010. Deux splendides bouteilles au caractère bien trempé. Lancement, issu de la côte blonde est vin élégant, droit, floral et nuancé. Belle Hélène est une digne représentante de la côte brune. La structure est affirmée, la matière charnue, le tout affiné par la patte de Stéphane Ogier.

 

Il était temps de faire un peu d’exercice !

 

Nous sommes allés voir la parcelle de Montmain. Voici quelques photos qui ne donnent qu’une petite idée de la raideur de la pente. Se retrouver au pied de la parcelle donne un sentiment de vertige tant la pente est raide. On songe alors à ceux qui travaillent dans ces coteaux et l’on comprend pourquoi l’entretien des vignes demande tant de main d’œuvre. Après avoir vu les vignes de Montmain, je suis impatient de pouvoir vous parler de cette nouvelle cuvée lorsqu’elle sera mise en bouteille.



Après les Vendanges, la taille du sauvignon sur le Chêne Marchand au domaine François Crochet

La taille est l’un des travaux les plus importants de l’année. En effet, il ne s’agit pas simplement de couper les sarments de l’année précédente. Ce travail est bien plus complexe et demande beaucoup d’expérience et de sens de l’observation pour être bien exécuté.

La vigne a un besoin impératif d’être taillée sans quoi elle se développe de façon anarchique et ne donne pas de fruits de qualité satisfaisante.

Le but premier de la taille de la vigne est donc d’en limiter la vigueur afin qu’elle ne produise que la juste quantité de fruits. Chaque AOC fixe un rendement maximum à l’hectare que chaque vigneron doit respecter. Certains vignerons, considérant cette limite trop haute, taillent leur vigne plus court afin d’en limiter davantage la production. Ils récoltent moins de raisins mais ils sont de meilleurs qualité.

La taille ne conditionne pas seulement la récolte à venir mais elle influe sur l’état de santé de la plante et sur les récoltes à venir.
Lorsque l’on taille une vigne, on laisse un ou plusieurs sarments fructifères (sarments qui donnes des fruits), en fonction du type de taille, ainsi qu’un ou deux petits sarments appelés courson qui seront utilisés lors de la prochaine taille. Ainsi la taille de l’hiver 2014 conditionne la récolte de l’automne 2014 et prépare celle de 2015.

En outre, le choix des sarments est très important car il règle le flux de sève dans le pied. Le vigneron doit toujours veiller à ce que les sarments qui vont pomper la sève soient bien répartis afin que l’ensemble du pied soit irrigué. Le risque, en cas de flux de sève mal réparti, est la mort d’une partie du pied et finalement le développement de champignons porteurs de maladie sur le bois mort.
On peut aussi mentionner le soin qui doit être apporté à la façon dont on coupe les sarments. Les plaie de taille doivent être parfaitement nettes sous peine de constituer un point d’entrée pour les maladie du bois.

Comme vous pouvez le constater, la taille est complexe et a de multiple conséquences qui peuvent s’avérer néfastes si le travail n’est pas fait soigneusement.

Des classiques et des belles découvertes au salon Le Vin de Mes Amis à la Cartonnerie à Paris le 2 décembre

Ce salon, organisé par Charlotte Senat du domaine éponyme, regroupe une cinquantaine de vignerons qui partagent la même philosophie de travail : une agriculture bio ou biodynamique et des vinifications très peu interventionnistes.

J’ai commencé par regoûter les champagnes de Bertrand Gautherot (http://www.vouette-et-sorbee.com/).
Bertrand reste fidèle à son terroir avec un style puissant et vineux. Les vins sont précis, finement boisés, taillés pour la table.

Ensuite, je me suis arrêté à la table de Gilles Azam du domaine Les Hautes Terres en AOC Limoux.
Dans cette vaste appellation (7800 ha) encore méconnue située au sud de Carcassonne, Gilles Azam produit des vins d’une fraicheur peu courante dans les vignobles méridionaux. Coup de cœur pour son crémant cuvée Joséphine.

En chemin, je fais une halte au domaine Vacheron à Sancerre.
Jean-Laurent et son cousin Jean-Dominique présentent 5 cuvées de blanc et une de rouge. Précision, race, netteté, finesse, voilà les qualificatifs qui me viennent à la bouche pour décrire les vins blancs. L’ensemble est d’un très haut niveau et le choix des cuvées parcellaires, dans un esprit bourguignon, se révèle très judicieux. La cuvée Belle Dame en rouge est de très belle tenue.

Me voilà maintenant chez Catherine et Pierre Breton à Bourgueil en Touraine (http://www.domainebreton.net).
Cela faisait longtemps que je n’avais pas gouté leurs vins. Seuls les rouges étaient présentés. L’ensemble est d’un très bon niveau, des premières cuvées, souples et fruitées, aux grandes cuvées capables de d’affronter le temps avec grâce.

Direction l’Anjou avec les vins de Nicolas Reau (http://nicolas-reau-show.overblog.com/).
Si j’ai moins aimé la légère oxydation de l’Anjou blanc Victoire 2012, j’ai été, une fois encore, séduit par les deux cuvées de rouge qui déclinent le fruit et la structure dans un style net, ouvert, avenant et séveux (cuvée Les Enfants Terribles).

Un saut de puce et je me retrouve à Montlouis chez Lise et Bertrand Jousset (http://www.domaine-jousset.fr/).
Les Montlouis 2012 du domaine Jousset sont tranchants comme des lames de rasoir. Le terroir de Montlouis peut compter sur un interprète de talent. A signaler un blanc de négoce hautement fréquentable : la cuvée Exilé 2012.
Beaucoup de travail, de la passion et de la sincérité, voilà le secret des Jousset.

J’arrive à la table de Dominique Hauvette. Le domaine Hauvette est situé à Saint Rémy de Provence, en plein cœur de l’AOC Baux de Provence.
Comme toujours, les vins font preuve d’une étonnante fraicheur, en particulier les rouges. Dominique Hauvette a acquis un domaine dans le Roussillon avec une belle parcelle de très vieux carignan. Elle présentait son premier millésime 2009 avec la cuvée Prélude. Un beau vin racé et complexe, très prometteur.

Mon étape suivante m’emmène dans le Bordelais, du côté de Fronsac chez Grégoire et Bénédicte Hubau (http://www.moulinpeylabrie.com).
Haut Larriveau et Moulin Pey Labrie, leurs deux propriétés produisent des vins dotés d’un joli fruit et de tanins civilisés. Ce sont de bons ambassadeurs des AOC Fronsac et Canon Fronsac.

Me voici maintenant en Espagne chez Olivier Rivière dans la Rioja.
Olivier Rivière s’est installé là-bas au début des années 2000.
J’avais gouté au Châteaubriand en mai 2013 une cuvée que j’avais beaucoup aimée : Vinas del Cadastro 2009. Le moins que l’on puisse dire est que je n’ai pas été déçu par les autres vins. Des premières cuvées en DOC Rioja issues du négoce aux vins de la DOC Arlanza, j’ai trouvé des vins fins avec un fruité magnifique, sans aucune lourdeur. Ces vins sont aux antipodes de ce que l’on peut déguster habituellement.

Je termine par la Californie et le Domaine de la Côte (http://domainedelacote.com/) dans le comté de Santa Barbara.
J’ai gouté des pinots noirs assez fins, sans le fruité exubérant et lourd que l’on rencontre souvent dans les pinots de Californie. Les vins sont gourmands, assez équilibrés et complexes. Une belle découverte.

Inauguration du chai d’Olivier Horiot aux Riceys : Une très belle dégustation pour fêter l’événement

Olivier Horiot, talentueux vigneron des Riceys, dans l’Aube, a entièrement restauré une vieille grange pour installer son nouveau chai. C’est du bel ouvrage, comme les vins qui en sortent !
Pour fêter dignement cet événement, quelques amis vignerons avaient fait le déplacement pour faire déguster leurs vins au côté de ceux d’Olivier.
Pierre-Marie Luneau du Muscadet, Nicolas Grosbois de Chinon, François Crochet de Sancerre, Stéphane Ogier de Côte Rôtie, Julien Mus de Châteauneuf nous ont présenté leur dernier millésime. Voici quelques impressions sur les vins dégustés :
  • Les muscadets de Pierre-Marie se situent dans le haut du panier de la production des Muscadet. Les vins sont richement constitués et bien élevés. Un supplément de minéralité et de fraicheur les portera au sommet. A signaler les très belles cuvées Terre de Pierre, Excelsior et Pueri Solis, sans oublier la finesse de la cuvée L d’Or.
  • Les chinons de Nicolas se distinguent par un fruité généreux et une matière velouté, bref un style moderne et sans lourdeur. Le travail à la vigne commence à payer et les vins gagnent en fraîcheur. J’aime le fruité assez pur des vins du domaine Grosbois. Le temps et le travail de Nicolas leur apporteront la finesse.
  • François Crochet s’est fait connaître grâce à la qualité de ses rouges. Les 2012 sont superbes, au fruité intense avec de magnifiques équilibres. Les blancs sont cristallins, droits et tendres. Les 3 cuvées parcellaires sont d’une grande justesse d’expression. François fait incontestablement partie des références de l’appellation.
  • J’ai pu goûter l’ensemble des vins du domaine Stéphane Ogier à l’exception des cuvées parcellaires. Du côtes du Rhône au Côte Rôtie, les rouges sont précis, fins, concentrés et frais. La cuvée l’Âme sœur issue du terroir de Seyssuel propose une matière croquante et fraîche sur un fruité pur. Stéphane fait partie du club des grands vignerons de la vallée du Rhône septentrionale.
  • Le Châteauneuf du Pape de Julien Mus est constitué d’une importante proportion de mourvèdre ce qui lui donne un style particulier. Le mourvèdre apporte non seulement ses arômes de cuir et d’épices mais aussi de la fraîcheur. Voilà un Châteauneuf très réussi, assez fin, en particulier le 2008 que Julien a admirablement réussi. Le côtes du Rhône n’est pas en reste ni le très prometteur Châteauneuf blanc présenté un vin de table car Julien considère que les vignes sont encore trop jeunes pour prétendre à l’appellation Châteauneuf du Pape.
  • Enfin terminons par note hôte, Olivier Horiot. Sa production est confidentielle car la majeure partie des raisins du domaine est encore livrée à la coopérative des Riceys dont Serge, le père d’Olivier, fut le président et fondateur. Les vins tranquilles (rosés des Riceys, Riceys blanc et rouge) sont de grande intensité et de bonne garde, quant aux champagnes, ils sont puissants, vineux et taillés pour la gastronomie. Tous les vins de fiers porte-étendards du terroir des Riceys.

Château la Tour Grise Cuvée 253 de Philippe et Françoise Gourdon : INAO, grandeur ou décadence ?

Nous connaissons tous l’INAO qui fut créé en 1935 sous l’impulsion de Joseph Capus, Edouard Barthe et le Baron Leroy. Cet « établissement public à caractère administratif » a pour mission de reconnaitre et protéger les produits ainsi que la loi de juillet 1990 le précise : l’appellation protège « la qualité ou les caractéristiques qui sont dus au milieu géographique et comprenant des facteurs naturels et des facteurs humains ».
La qualité, le mot est lâché.

Vous allez comprendre l’objet de ce billet et la raison de ce bref rappel historico-législatif.  J’étais le 4 novembre dernier au salon La Levée de la Loire qui regroupait des vignerons ligériens ayant en commun la culture de leurs vignes en bio ou biodynamie. En dégustant les vins de Philippe et Françoise Gourdon, du château La Tour Grise, je tombe sur la cuvée 253 de 2011 née sur le terroir de l’AOC Puy Notre Dame. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque Françoise me dit que ce vin avait été refusé 3 fois à l’agrément pour l’AOC et donc déclassé comme un vulgaire litron en plastique de Villageoise.

Le motif invoqué pour le refus d’agrément : « Oxydé – Acescence – Manque de complexité – Manque de Fruité – Non acceptabilité à l’AOC »

Il suffit de déguster la cuvée 253 pour s’apercevoir que la raison invoquée relève soi de l’incompétence absolue, soit de la plus grande des mauvaises foi, au choix ! (Au passage, allez voir la lettre ouverte de notre ami Jacques Berthomeau sur son blog)

Philippe et Françoise Gourdon œuvrent depuis de très nombreuses années pour la naissance de l’AOC Puy-Notre-Dame. Ce but fut atteint en 2008 avec la naissance de l’AOC. Sans leur opiniâtreté, cette AOC ne serait probablement encore qu’à l’état de projet. Quelle ingratitude.

Alors Amis amateurs de vins, achetez une bouteille de cuvée 253 2011 du château La Tour Grise, carafez le vin 1 heure et vous dégusterez une belle expression du terroir de Puy Notre Dame. Vous retiendrez que ce vin vient du Château La Tour Grise mais rien ne vous permettra de savoir que ce beau vin aurait pu faire honneur à son AOC. Tant pis pour cette jeune AOC.
Etiquette Cuvée 253 du Château la Tour Grise Saumur Puy-Notre-Dame
Etiquette Cuvée 253 du Château la Tour Grise Saumur Puy-Notre-Dame

Masterclass de l’institut du vin de Madère animée par Rui Falcão

Le 21 octobre dernier, une trentaine de dégustateurs, dont votre serviteur, se sont retrouvés au Méridien Etoile autour du célèbre journaliste portugais Rui Falcao pour une découverte des vins de Madeire. Cette Master class était organisée par Michèle Piron-Soulat pour l’institut du vin de Madère.
Outre les 5 vins que nous avons dégustés et dont vous retrouverez les commentaires dans le carnet de dégustation, Rui Falcão nous a fait une présentation des vins de Madeire dont voici les principaux éléments : Madeire est une Ile portugaise située dans l’Atlantique au large d’Essaouira. La vigne couvre environ 500 ha répartis sur des collines surplombant la mer. Les sols, volcaniques et plus particulièrement basaltiques, sont plantés avec 5 cépages principaux qui conditionnent le style de vins que l’on obtient :

  • Le Sercial planté sur le haut des collines (jusqu’à 800m d’altitude) donne des vins secs,
  • Le Verdelho planté un peu moins en altitude que le Sercial donne des vins demi-secs,
  • Le Baul est planté dans la partie inférieure des colline et donne des vins demi-doux,
  • La Malvoisie est plantée en bas des collines et donne des vins doux,
  • Enfin le Tinta negra qui est le seul cépage rouge, est planté indifféremment en haut ou en bas de colline et donne des vins sec à doux. Il représente environ 75% de l’encépagement.
Les vins de Madère sont des vins mutés (comme le Maury ou le Banyuls en France) puis conservés en fut pendant une durée qui varie de 3 ans plusieurs dizaines d’années. Ce qui les caractérise c’est une capacité de garde tout à fait exceptionnelle qui est due à deux facteurs : L’élevage de type oxydatif qui agit comme une mithridatisation et une acidité naturelle très élevée qui est facteur de vieillissement.Pour plus d’informations, vous pouvez vous rendre sur le site  de l’institut des vins de Madère.

L’émission Très Très Bon de François-Régis Gaudry, Restaurant de Claude Colliot

En octobre dernier, François-Régis Gaudry m’a demandé de l’accompagner pour tester un restaurant avec lui, le tout étant filmé pour être diffusé par Paris Première dans l’émission « Très Très Bon ».  Mon rôle est de donner mon avis sur la carte des vins des restaurants testés pendant que François-Régis fait la critique de la cuisine du chef. Nous avons testé le restaurant de Claude Colliot dans le Marais. J’ai pris beaucoup de plaisir et j’espère que vous en aurez aussi en regardant les extraits de l’émission !

L’émission Très Très Bon de François-Régis Gaudry, Restaurant Chez Antoine

En avril dernier, François-Régis Gaudry m’a demandé de l’accompagner pour tester un restaurant avec lui, le tout étant filmé pour être diffusé par Paris Première dans l’émission « Très Très Bon ».  Mon rôle est de donner mon avis sur la carte des vins des restaurants testés pendant que François-Régis fait la critique de la cuisine du chef. Nous avons testé le restaurant de poisson Antoine quai de New York à Paris. J’ai pris beaucoup de plaisir et j’espère que vous en aurez aussi en regardant les extraits de l’émission !

Saint Julien Château Branaire Ducru 1986 et 1988 sur une poêlée de trompettes de la mort

Voilà comment une ballade en forêt donne lieu à un pur moment de plaisir !

En se promenant dans les bois le WE dernier, nous tombons sur quelques trompettes de la mort qui avaient la mauvaise idée de laisser apparaître le bout de leur trompe. La promenade continue avec le nez rivé sur le sol, à la recherche de compagnons de poêle pour nos trompettes tombées au champ d’honneur.  Résultat : pas loin de 2 kg de Trompettes de la mort fraîches comme la rosée dans notre escarcelle. Un rapide coup de fil à Roland Durand, grand chef, MOF et mycologue de légende et me voilà avec le mode d’emploi de mes champignons.
Nettoyées, blanchies, égouttées puis sautées dans du beurre avec un soupçon d’échalotes, une pincée de persil haché, un trait de bouillon de volaille et, pour finir, une larme de crème fraîche les Trompettes sont alanguies dans le plat, ruisselante de fraîcheur et implorant une rasade de Branaire Ducru 1986. Cliquez ici pour la note de dégustation.

Vivement la prochaine balade en forêt !